FAQ
Bienvenue sur la Foire Aux Questions de Eaux de Wallonie. Si vous vous posez certaines questions, peut-être que la réponse figure déjà ici !
Sinon, nous vous invitons à nous contacter.
1. La réforme en général
En quoi consiste la réforme du secteur de l’eau en Wallonie ?
L’eau est l’un des biens communs le plus précieux et les défis à venir sont nombreux : changement climatique, qualité de l’eau, infrastructures vieillissantes… Tous ensemble, les acteurs publics de l’eau de Wallonie doivent travailler encore plus étroitement pour continuer à garantir un environnement sain où chaque habitant a accès à une eau potable de qualité à un coût abordable et une prise en charge adéquate de ses eaux usées.
C’est pour relever ce défi que la Wallonie a initié une réforme du secteur de l’eau depuis 2017.
Cette réforme entraîne principalement un renforcement des échanges, des collaborations et des synergies entre les opérateurs du cycle de l’eau.
C’est dans ce cadre que la SPGE s’est vue confier un rôle de coordination des opérateurs publics du secteur de l’eau, pour constituer un véritable consortium de partenaires publics fédérés autour d’un Plan industriel ambitieux à l’horizon 2030.
Les contrats de gestion de la SPGE et de la SWDE assignent des objectifs communs et spécifiques aux deux organismes régionaux pour la mise en œuvre de cette réforme, intégrée dans le Code de l’eau par une modification décrétale.
Définition « consortium » : association d’entreprises constituée dans le but de réaliser un projet commun.
Quelles sont les grandes étapes de la mise en œuvre de la réforme ?
Plusieurs initiatives ont été mises en place pour renforcer le dialogue et la transversalité au sein des partenaires du secteur de l’eau :
- La création d’un Comité de coordination sectoriel
Ce comité est composé des dirigeants des organismes d’assainissement et des distributeurs d’eau dont un distributeur communal. Il est chargé de proposer et mettre en œuvre le plan industriel à travers la structuration des collaborations sectorielles et la définition des actions prioritaires.
- La création de sept plateformes sectorielles
Ces plateformes sont en lien avec les objectifs du plan industriel. Elles visent à identifier les opportunités de mutualisation et piloter les synergies possibles autour des enjeux liés à la qualité de l’eau, la gestion des ressources, l’innovation, les investissements, les talents, l’énergie, et le digital. Elles sont constituées de responsables des départements concernés des différents opérateurs publics.
- La création de “Centres de Services Partagés” (CSP)
Ils sont l’application concrète de ces mutualisations. Dans une série de domaines (comme le digital, la protection des captages ou encore les talents), les compétences et les expertises spécifiques de plusieurs opérateurs pourront être mutualisées selon des modalités harmonisées et pérennes. L’ensemble des opérateurs wallons de l’eau pourront alors disposer de ces ressources et compétences spécialisées à un coût identique et optimisé grâce à une coopération public-public.
- La mise en place de projets sectoriels
Ces projets visent à répondre à des enjeux communs aux opérateurs de l’eau : intégrer de nouvelles techniques ou services dans leur organisation (ex. : projet GIEC pour la gestion intégrée de l’égouttage communal), développer des outils communs (communauté d’énergie) ou des plateformes technologiques (SIG). L’ensemble des projets est coordonné par les plateformes sectorielles. À la différence d’un CSP, un projet a une durée de vie limitée liée à la réalisation du délivrable attendu et un budget spécifique.
- La mise en place d’une identité commune : “Eaux de Wallonie”
Cette identité propre a pour but de fédérer les opérateurs publics de l’eau wallons et leur donner plus de visibilité.
Pourquoi cette réforme est-elle nécessaire ?
Gérer la crise environnementale, garantir l’accès à l’eau pour tous à un prix abordable, attirer les nouveaux talents et assurer une digitalisation efficace sont autant d’enjeux stratégiques auxquels tous les acteurs du secteur de l’eau font face.
C’est ce constat qui a poussé et accéléré la mise en œuvre de la réforme sectorielle portée par la Wallonie. C’est en travaillant tous ensemble que nous serons les plus efficaces et les plus à même d’atteindre ces objectifs communs.
Quel est l'objectif de cette réforme ?
L’objectif est de renforcer l’efficience du secteur de l’eau en Wallonie à la fois pour garantir une eau potable de qualité en quantité suffisante et accessible pour les citoyens, et protéger nos ressources en eau, tout en répondant aux défis climatiques et environnementaux.
Cet objectif ne peut être atteint qu’à travers une collaboration renforcée entre l’ensemble des partenaires du secteur de l’eau. C’est pourquoi on se réfère à un consortium d’opérateurs publics.
Il importe de souligner que la réforme du secteur de l’eau est avant tout la structuration d’une démarche collaborative sectorielle portée par un plan industriel ambitieux. Les seuls éléments institutionnels ou de gouvernance sont relatifs au pilotage de la démarche par l’instauration d’un troisième organe de gestion au sein de la SPGE : le Comité de Coordination.
En quoi consiste le « Plan industriel » ?
Adopté en juillet 2021, le premier plan industriel portait une ambition commune pour le secteur à horizon 2030, qui identifiait les axes de transformation les plus importants.
Voici comment celui-ci se présentait :
Le secteur wallon de l’eau fait face à de nombreux défis dont 4 enjeux structurels qui ont été déclinés en une série de défis stratégiques dans le cadre du plan industriel. Il s’agit des enjeux et défis suivants :
1. Optimiser l’impact environnemental du secteur
- Sécuriser et restaurer la qualité et la quantité de la ressource sur le territoire pour faire face au défi climatique
- Agir pour réduire l’empreinte environnementale de nos activités (à La production et la distribution d’eau potable ainsi que le traitement des eaux usées sont en effet des activités qui consomment beaucoup d’énergie.) et contribuer à la restauration de la biodiversité
- Proposer une offre innovante et intégrée de gestion du cycle de l’eau pour réduire l’impact environnemental et répondre aux nouveaux besoins des clients
- Maîtriser la rénovation et l’entretien des réseaux d’égouts
2. Assurer une durabilité pour tous à un prix maîtrisé
- Maîtriser l’évolution du prix de l’eau pour garantir un accès social à l’eau
- Délivrer les investissements programmés pour assurer la pérennité et l’adaptation de l’outil industriel
- Assurer la pérennité des infrastructures de démergement à coût maîtrisé
- Anticiper les évolutions réglementaires impactant les activités du secteur et adopter une réponse agile et cohérente
3. Attirer les talents vers les divers métiers qui composent le secteur de l’eau
4. Amplifier et accélérer la digitalisation
En 2025, une auto-évaluation de ce plan industriel a été réalisée. Sur ces quatre dernières années, le secteur s’est structuré et un réalignement stratégique était nécessaire. Cette révision a donné lieu à 6 enjeux stratégiques et 12 défis :
1. La santé
- Assurer une gestion sanitaire intégrée
2. L’environnement
- Contribuer à préserver et restaurer les ressources en eau
- Maîtriser notre empreinte environnementale
3. L’accessibilité
- Garantir la sécurité d’approvisionnement
- Assurer la soutenabilité du financement et du prix de l’eau
4. Les infrastructures
- Gérer les infrastructures de manière efficiente
- Investir de manière durable
5. La transformation
- Renforcer l’attractivité et le développement des talents
- Accélérer la digitalisation
- Amplifier l’innovation
6. La gouvernance
- Assurer une gouvernance sectorielle agile et fédératrice
- Renforcer l’anticipation des évolutions réglementaires et notre influence
Cette mise à jour du plan industriel a pour but de répondre aux thématiques stratégiques transversales du secteur, à savoir la résilience, la cybersécurité et le changement climatique.
Quels seront les indicateurs clés de succès de la réforme et comment seront-ils mesurés ?
À l’horizon 2030, le plan industriel vise notamment les objectifs suivants :
- Un prix de l’eau maîtrisé, c’est-à-dire qui n’évolue pas au-delà de l’inflation.
- 100 % des programmes d’investissements réalisés, c’est-à-dire 3 milliards d’€ investis dans l’économie en 10 ans et environ 3.500 emplois consolidés annuellement au niveau régional.
- Le développement de pilotes d’infrastructures hybrides et circulaires qui valorisent des ressources nouvelles en interconnexion avec les réseaux existants.
- Le développement de plateformes digitales et une politique d’asset management partagée.
La réforme sera un succès si ces objectifs sont atteints d’ici 2030.
À qui s’adresse cette réforme ?
Cette réforme s’adresse à tous les opérateurs publics wallons du secteur de l’eau. Dans un premier temps, les 10 principaux opérateurs du secteur (SPGE, SWDE, CILE et les 7 OAA) ont été impliqués notamment au sein des plateformes sectorielles, ainsi que pour la mise en œuvre des premiers CSP et des premiers projets sectoriels. Dans un second temps, ce sont tous les opérateurs publics du secteur qui sont invités à rejoindre la dynamique, et donc tous les producteurs/distributeurs d’eau de même que les communes autonomes en la matière. Tous ces opérateurs publics peuvent donc profiter, s’ils le souhaitent, des services et des projets mis en œuvre dans le cadre des synergies sectorielles proposées. La seule condition pour bénéficier des services proposés est de signer la convention cadre de coopération publique. En ce qui concerne les autres opérateurs actifs dans le domaine de l’eau (les opérateurs privés, le SPW ou encore les centres de recherches pour ne reprendre que quelques exemples), ils pourront être intégrés comme partenaires dans l’un ou l’autre projet.
2. L’impact sur les travailleurs du secteur de l’eau
Quels sont les impacts de cette réforme sur l’emploi ? Des restructurations sont-elles attendues ?
Au contraire, le secteur devra recruter plusieurs centaines de nouveaux talents dans les prochaines années pour assurer le développement et la pérennité de ses activités !
Le volume de l’emploi dans le secteur public de l’eau sera maintenu.
Certains emplois – en lien avec les Centres de Services Partagés notamment – seront appelés à évoluer, bien sûr, mais cette évolution ne pourra être que positive. Elle permettra aux travailleurs de mieux se former et de développer des compétences plus en phase avec les enjeux de l’eau.
Un regroupement, voire une fusion, de certaines structures au sein du secteur de l’eau est-il envisagé ? La SPGE et la SWDE sont-elles appelées à fusionner à moyen terme ?
Quel est le rôle des Plateformes sectorielles ?
Les Plateformes Sectorielles sont le lieu où les acteurs du secteur de l’eau identifient et mettent en œuvre les synergies de manière très concrète.
Les Plateformes Sectorielles, qui sont au nombre de sept, fonctionnent sur une double base. D’une part, elles doivent proposer et piloter les projets visant à réaliser le plan industriel sectoriel. Il s’agit de projets sur des sujets précis, avec un budget et un timing déterminé et limité dans le temps.
D’autre part, les Plateformes Sectorielles doivent identifier les opportunités de mutualisation et de création de Centres de Services Partagés, et superviser leur performance. Les Centres de Services Partagés visent une collaboration structurée et pérenne. Cette collaboration doit impliquer au moins deux opérateurs afin d’assurer l’aspect sectoriel.
Les plateformes sont composées sur base volontaire et à géométrie variable.
Elles couvrent les matières suivantes :
- Qualité de l’eau
- Ressources et Environnement
- Investissements
- Innovation
- Energie
- Talents
- Digital
Quel est le rôle des Centres de Services Partagés (CSP) et comment fonctionnent-ils ?
Les Centres de Services Partagés ont pour objectif de délivrer des prestations standardisées à un coût fixe et optimisé, mettre à disposition des ressources et compétences spécialisées, définir les standards et exigences de service du secteur, et assurer la veille technologique et réglementaire.
Les CSP permettent de mutualiser des ressources du secteur pour répondre à un besoin commun de manière sectorielle. Les CSP n’ont pas vocation à devenir des sociétés à part entière. Ils n’ont donc pas de statut particulier. Digit’Eaux, CSP du secteur en matière digitale, est le seul cas de figure où une société a dû être créée, et ce pour différentes raisons : investissements, difficulté à engager du personnel qualifié dans un secteur hautement concurrentiel, etc.
Quatre autres CSP ont été créés en septembre 2024 : Talent’Eaux, Prévent’Eaux, Certib’Eaux et Lab’Eaux. Deux CSP ont joint le panel en septembre 2025 : Bur’Eaux et Audit’Eaux. D’autres CSP pourraient voir le jour à l’avenir, toujours à la demande des opérateurs et en réponse à un besoin précis. Pour chaque projet de CSP, une analyse coûts-bénéfices est réalisée et le CSP mis en place uniquement si le secteur en tire un avantage.
Les opérateurs qui le souhaitent et qui ont des ressources à mettre à disposition du secteur au travers du CSP peuvent le faire en signant la convention particulière qui les lie au CSP. C’est ensuite aux contributeurs de s’organiser pour gérer la charge de travail supplémentaire qu’ils acceptent ou pas de prendre en charge.
Les opérateurs qui souhaitent faire appel aux services proposés par les CSP doivent simplement répondre aux deux conditions suivantes :
- Être un acteur public wallon actif dans le domaine de l’eau
- Avoir signé la convention cadre de coopération sectorielle
Pour faire appel aux CSP, les opérateurs peuvent consulter les catalogues de services et adresser leurs demandes via le portail : csp.eauxdewallonie.be.
Quel est le rôle du PMO en place par la SPGE ?
Le service du Project Management Office (PMO) est chargé de veiller à la transversalité et la cohérence des initiatives des plateformes, de contribuer à structurer la gestion de projets sectoriels et d’apporter un soutien concret aux projets avec une équipe de gestionnaires de projets. Il dépend du processus Finances & Coordination sectorielle de la SPGE.
3. L’impact sur les citoyens et les entreprises
Des changements sont-ils prévus en matière de politique tarifaire de l'eau ?
Les défis à venir dans le secteur de l’eau sont considérables : crise climatique, exigences en matière de qualité de l’eau, infrastructures vieillissantes… Avec un souci permanent de maîtriser l’évolution du prix de l’eau.
Dans le futur, les tarifs devront évoluer pour garantir un équilibre financier à long terme. Cet équilibre est indispensable pour entretenir et rénover les installations existantes, garantir la protection des ressources en eau et sécuriser l’accès à une eau potable pour tous.
La réforme du secteur de l’eau est indispensable pour maîtriser les coûts et l’évolution du prix. Les autorités wallonnes défendent en effet l’idée selon laquelle l’eau est un bien commun qui doit rester socialement accessible, raison pour laquelle les objectifs des contrats de gestion de la SPGE et de la SWDE prévoient que la facture d’eau ne peut pas dépasser 1,4 % du revenu moyen d’un ménage.
Quels sont les principaux risques en matière de gestion de l'eau dans les dix prochaines années et en quoi la réforme anticipe-t-elle ces menaces ?
Le plan industriel a défini six enjeux stratégiques auxquels le secteur de l’eau est confronté. L’objectif de la collaboration sectorielle accrue est d’avoir un secteur public de l’eau plus résilient et moderne à l’horizon 2030. Ces enjeux concernent l’impact environnemental du secteur. C’est un sujet fondamental pour l’avenir de notre eau, notamment à travers une gestion saine et respectueuse de la ressource, un impact réduit sur l’environnement, en ce compris le climat et la biodiversité.
Un deuxième enjeu fondamental concerne la maîtrise du prix de l’eau. L’objectif du secteur est clair : garantir la sécurité d’approvisionnement, ainsi que la soutenabilité du prix de l’eau pour les citoyens. Cet enjeu est intrinsèquement lié aux infrastructures dont nous disposons. Dans ce cadre, nous devons les exploiter et investir pour finaliser l’équipement du territoire et opérer leur modernisation indispensable afin de maîtriser le coût et la qualité des services d’alimentation en eau potable et d’assainissement. Cela fait partie de notre rôle en tant qu’institutions publiques.
Ces défis, nous ne pouvons les affronter seuls. Il nous faut des femmes et des hommes engagés et motivés sur le terrain. Le troisième enjeu réside donc dans l’attrait du secteur de l’eau pour les nouveaux talents. Nous avons déjà organisé des campagnes de recrutement sectorielles et nous allons poursuivre cet effort.
Pour finir, le secteur de l’eau n’échappe pas aux besoins de digitalisation. À travers des outils digitaux performants, nous pouvons mieux travailler, mieux nous organiser et positionner le secteur de l’eau face aux enjeux de la transition digitale. C’est notamment l’objectif à travers la prise en charge de nos besoins informatiques par Digit’Eaux.
Il est évident que le secteur de l’eau a également besoin d’une gouvernance agile et fédératrice, qui élabore et met en œuvre une stratégie sectorielle transparente.
4. Les aspects opérationnels
Comment se déroule la mise en place des PGSSE ?
Un groupe de travail est occupé à élaborer une méthodologie. Ensuite, la Région wallonne élaborera l’outil informatique. Dans l’attente de ce dernier, nous réfléchissont actuellement à la manière dont nous allons pouvoir aider les opérateurs à ce que les PGSSE soient d’application à 100 % pour l’échéance légale.
Comptez-vous intégrer des représentants communaux dans les plateformes sectorielles, les besoins et les problématiques étant différentes de celles des principaux opérateurs du secteur ?
Nous sommes en train de nous organiser.
Il sera demandé à chaque opérateur (communal ou intercommunal) de désigner un référent qui aura l’accès à l’ensemble des documents et sera sondé pour mesurer l’intérêt de l’opérateur de collaborer dans les nouveaux projets et de participer aux réunions de comités de projets.
Il n’y a pas d’obligation de participer à l’ensemble des réunions des plateformes.
Comment justifier les commandes auprès de la Direction financière ? Est-il possible de fournir un résumé juridique et une liste des contributeurs, ainsi que les tarifs ?
La mise en oeuvre de la coopération sectorielle repose sur des prestations de services entre opérateurs définis dans des catalogues revus chaque année et communiqué à l’ensemble des adhérents.
La législation sur les marchés publics ou le CDLD n’imposent pas formellement un vote du Conseil communal ou du CA de l’opérateur pour approuver ce catalogue car celui-ci n’implique aucune dépense certaine (ou engagement juridique pour les budgétaires) ou obligatoire.
L’engagement budgétaire se faisant au niveau de la commande, il convient d’appliquer les règles de délégation de pouvoirs existant au sein de chaque opérateur, dont les règles budgétaires classiques pour les opérateurs communaux.
Une précision cependant tenant aux règles de gouvernance : pour autant que de besoin, il est conseillé aux opérateurs, afin de pouvoir assurer un contrôle efficace de la dépense en leur sein, de renvoyer aux conditions du catalogue (en précisant la date de sa version puisque des actualisations sont à prévoir) au moment de la commande du service. Cela permettra ainsi un contrôle optimal de la facture.
Les devis demandés aux CSP sont-ils gratuits et sans engagement ?
Oui. Les devis sont bien sûr gratuits. Une fois le devis réceptionné, l’opérateur reste libre d’accepter ou pas.
Toutefois, l’élaboration d’un devis mobilise du temps et des ressources. Afin de préserver des prix justes pour tous les partenaires, nous encourageons à ne solliciter un devis que lorsque le projet est réellement susceptible d’aboutir.
Les tarifs généraux sont disponibles dans les catalogues de services des CSP.
5. Les questions relatives à Digit’Eaux
Comment faire appel aux services de Digit'Eaux, dans la mesure où il y a déjà un contrat avec un autre organisme ? Comment pourrait nous accompagner Digit'Eaux ?
Digit’Eaux pourrait vous accompagner pour la gestion des contrats et des relations avec vos sous-traitants. Il faudra que Digit’Eaux adapte son offre aux régies communales / autres intercommunales et y réfléchir ensemble.
6. Les questions relatives à Talent’Eaux
Talent'Eaux propose-t-il des formations spécifiques ou uniquement des formations classiques ?
Talent’Eaux ne propose pas directement de formations spécifiques telles que celles portant sur les comités de contrôle de l’eau, la législation ou les directives européennes. Notre catalogue se concentre principalement sur les formations dites « classiques », communes à l’ensemble du secteur proposées par les contributeurs et le Forem.
Cependant, lorsque des besoins spécifiques nous sont transmis, nous les étudions systématiquement. Nous cherchons d’abord à identifier une réponse au sein du secteur de l’eau lui-même. Si aucune solution interne n’existe, nous explorons ensuite les possibilités auprès de partenaires externes afin de proposer une réponse adaptée.
En résumé : même si ces formations ne figurent pas au catalogue, Talent’Eaux analyse chaque demande particulière et s’efforce d’y apporter une réponse si elle existe. Les formations qui seraient créées en réponse sont évidemment susceptibles de rejoindre le catalogue de formation sectoriel proposé aux opérateurs.
Les opérateurs communaux seront-ils informés de toutes les formations proposées par Talent'Eaux ?
Pour les formations permanentes présentes au catalogue, oui : tout le monde aura accès au catalogue de services et au catalogue de formations.
Cependant, il reste la question de la manière d’informer lorsque nous organisons une session de formation ponctuelle. Comment pouvons-nous procéder ? Via une newsletter Talent’Eaux ou un autre canal ? Actuellement, nous envoyons un mail à l’ensemble des membres de la plateforme Talents. Nous reviendrons vers vous prochainement avec un mode opératoire.
Les formations proposées par Talent'Eaux donnent-elles accès à des certifications ?
Quand cela est possible, Talent’Eaux veille à garantir la tenue d’un examen certifiant pour les formations classiques. Il va de soi que des certifications sont délivrées lorsque des formations spécifiques, comme les BA4/BA5 ou d’autres obligatoires, sont suivies.
Cependant, l’obtention d’une certification à l’issue d’une formation dépend généralement de la demande et du type de formation concerné. Par exemple, un ensemble de formations liées à la sécurité a été mis sur pied en collaboration avec le Forem (signalisation, impétrants, etc.), avec la délivrance d’une certification pour chaque module. Il s’agissait d’une demande des partenaires du secteur souhaitant certifier leurs ouvriers. Autre exemple : la Validation des Compétences en fontainerie a été mise sur pieds afin de permettre la reconnaissance officielle des compétences des travailleurs. Un « diplôme » délivré par le Consortium de Validation des Compétences est remis aux participants ayant suivi et réussi le parcours. À terme, l’objectif est d’élargir ces dispositifs de certification et de reconnaissance à d’autres compétences et métiers.
7. Les questions relatives à Prévent’Eaux
Prévent'Eaux travaille-t-il avec IDELUX ?
Oui, nous travaillons avec tous les opérateurs et nous répartissons le travail de façon pragmatique, en fonction de la région.
Qu'en est-il de l'aide de la SPGE pour aider à mettre en place des zones de surveillance ?
Les opérateurs peuvent introduire une demande auprès de Prévent’Eaux qui est composé d’hydrogéologues. Les hydrogéologues répondent aux demandes en fonction de la zone géographique.
Prévent'Eaux peut-il aider pour la recherche de nouvelles prises d'eau ?
Oui. D’ici 2027, nous pourrons activer Prévent’Eaux ou un groupe de travail du Schéma Régional des Ressources en Eau (SRRE) pour vous aider.
Pour introduire une demande pour une nouvelle prise d'eau dans Prévent'Eaux, comment cela se passe-t-il ?
L’opérateur doit introduire la demande via le portail des CSP. À noter qu’actuellement, Prévent’Eaux se concentre sur les études de délimitation des zones de protection et l’élaboration d’un programme d’actions pour renforcer la protection des zones de captage. Cependant, toutes les demandes seront analysées.
8. Les questions relatives à Certib’Eaux
Si nous rencontrons des difficultés à faire appliquer le CertIBEau, pouvons-nous demander de l'aide ?
Actuellement, un groupe de travail est occupé à rédiger des propositions de révision de la législation afin de rendre le CertIBEau plus opérationnel. Cette difficulté en fait partie. Toutefois, sur base de la législation actuelle, le distributeur n’est pas totalement démuni. La commune peut adresser toutes ses questions au coordinateur du CSP Certib’Eaux, M. Gerlache.
9. Les questions relatives à Lab’Eaux
Quel est l'avantage de travailler avec Lab'Eaux, si nous travaillons déjà avec un autre organisme comme l'INASEP ?
Cela ne change rien car INASEP est contributeur de Lab’Eaux. Progressivement, les anciennes conventions s’éteindront pour basculer dans Lab’Eaux, rendant la gestion administrative plus simple. Cela permettera aussi de faire profiter, à chaque partenaire, de l’entièreté des prestations reprises au catalogue de services avec un haut degré de sécurité, à un prix concurrentiel et identique pour tous.
Pouvons-nous déléguer toutes les analyses d'eau à Lab'Eaux, ou ne pouvons-nous faire que des analyses ponctuelles ?
Les deux sont possibles, c’est à la carte. Les services sont détaillés dans le catalogue de services. Lab’Eaux ne propose toutefois que des prestations dans le contrôle de la qualité des Eaux entrant dans le cycle de l’eau (Eau Brute potabilisable, Eau destinée à la consommation humaine et prochainement, eaux usées gérées par les OAA). Toutefois, les laboratoires partenaires proposent également d’autres types de prestations complémentaires (surveillance des bassins de natation, contrôle dans le cadre de la taxation des eaux usées…) qui ne sont pas couvertes par le CSP mais qui peuvent vous être proposées en dehors de Lab’Eaux.
Tous les laboratoires avec qui Lab'Eaux travaille sont-ils accrédités ?
Toutes les demandes adressées à Lab’Eaux respectent les obligations légales du Code de l’Eau. Si un prélèvement ou une analyse doit légalement être couverte par une accréditation ou un agrément, elle l’est. Actuellement, tous les prélèvements et analyses sont couverts par l’accréditation.
Lab’Eaux est en quelque sorte un laboratoire virtuel qui regroupe actuellement les contributeurs INASEP, CILE et SWDE. En fonction de la spécificité de la demande et des disponibilités, c’est l’un ou l’autre laboratoire qui sera chargé de réaliser le travail. Si des analyses doivent être sous-traitées (ex : PFAS), un marché est contracté en priorité avec un laboratoire accrédité pour le paramètre.
Pouvons-nous inclure Lab'Eaux dans nos appels d'offres ?
Non, pas vraiment, car Lab’Eaux n’a pas de forme juridique, et ne peut donc pas répondre aux appels d’offres. Les contributeurs de Lab’Eaux ne répondront d’ailleurs plus, à titre individuel, à des appels d’offres pour des prestations relatives aux contrôles officiels d’eau du cycle de l’eau (EDCH, ESO, ESU, Eaux usées pour OAA). La logique du « in house » permet de ne plus avoir de contraintes en matière de marchés publics et donc de ne plus devoir faire des appels d’offres. Tous les catalogues de services avec les tarifs sont à disposition si l’opérateur souhaite comparer les offres. Les CSP appliquent les prix du marché et offrent les meilleurs prix. Comme l’opérateur a signé la convention, il peut commander des analyses quand il le souhaite sous réserve que l’organe décisionnel ait validé en début d’année le catalogue de services et la liste des contributeurs.
Quels sont les délais de réaction de Lab'Eaux pour faire des analyses urgentes liées à une pollution, par exemple ?
Lab’eaux respecte les temps de réaction légaux. De plus, de par la mise en réseaux des laboratoires contributeurs, Lab’eaux offre un service en urgence pour la majorité des prestations proposées dans le catalogue de services. Les tarifs affichés reprennent également les impacts de prélèvements et d’analyses en urgence.
Une commune peut-elle faire appel à Lab'Eaux pour faire des analyses dans les piscines, par exemple ?
Non. Lab’Eaux se concentre en priorité sur les analyses relatives à l’eau potable – et bientôt aux eaux usées.
Toutefois les laboratoires partenaires proposent des services complémentaires comme les contrôles des bassins de natation. Dans ce cas, un contrat doit être passé directement entre la commune et le laboratoire pour ces activités, sans passer par Lab’Eaux.
10. Les questions relatives à Perf’Eaux
Comment Perf'Eaux peut-il aider à réaliser un cadastre et à réduire les fuites ?
Chaque dossier est spécifique. Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec M. Denis Devos.
Perf'Eaux travaille-t-il avec Digit'Eaux pour répertorier les fuites ?
Oui. Digit’Eaux gère les aspects informatiques du projet. Les demandes doivent néanmoins être adressées à Perf’Eaux.
Si nous sommes déjà équipés de notre propre système de sécurisation, pouvons-nous bénéficier de subsides pour la mise à jour du SIG ?
Le service peut être proposé, mais sans subsides. Pour bénéficier du subside, il fallait se manifester avant la fin octobre 2025 et opter pour le « package global ».
11. Les questions relatives à Bur’Eaux
Si nous travaillons déjà avec IDELUX comme bureau d'études, pourquoi devrions-nous passer en direct par Bur'Eaux ?
Il n’y a pas de raison de changer si cela fonctionne bien. Les tarifs sont identiques via le CSP. Cependant, dans le cas où IDELUX n’aurait pas les ressources nécessaires pour répondre à la demande, elle peut demander de l’aide à un autre contributeur du CSP.
IDELUX précise que le service d’assistance en maîtrise d’ouvrages n’est pas dans le catalogue du CSP.
Si nous faisons appel aux services de Bur'Eaux, IDELUX restera-t-il l'interlocuteur de la commune ?
Oui, c’est IDELUX qui va s’organiser avec les autres contributeurs. La commune n’aura qu’un seul interlocuteur.
12. Les questions relatives à la centrale d’achats
Pour pouvoir faire appel à la centrale d'achats SWDE, faut-il signer une convention supplémentaire ?
Oui, il faut signer une convention spécifique « Centrale d’achats », en plus de la convention cadre sectorielle. L’adhésion n’engage à rien.
La centrale d'achats SWDE peut-elle être utilisée pour d'autres services de la commune ? Pouvons-nous l'utiliser pour acheter du matériel lié à Docteur Leak ?
La convention permet aux signataires de commander via le marché « Centrale d’achats ». Les informations sur les marchés seront envoyées au fur et à mesure aux participants, mais les opérateurs ne doivent pas hésiter à faire remonter leurs besoins spécifiques.
La SPGE lancera par ailleurs prochainement de nouvelles centrales d’achats pour le carburant et les assurances, entre autres.
Les CPAS pourront-ils utiliser la centrale d'achats « Assurances » ?
Nous allons nous renseigner sur ce cas de figure pour donner une réponse concrète prochainement.
Est-il possible de recevoir les tarifs des marchés en cours de la centrale d'achats SWDE ?
Oui, sur demande spécifique. Les informations concernant un marché/une fourniture seront alors transmises aux signataires de la convention « Centrale d’achats ».
Eaux de Wallonie, qu'y fait-on ?
Une question ? Une suggestion ? Faites-nous part de votre réflexion et faisons évoluer le secteur de l'eau ensemble.
Une demande pour Eaux de Wallonie ?
Adresse
Rue des écoles 17-19
4800 Verviers - BE
La coordination d'Eaux de Wallonie a été confiée à la SPGE.