Via la Plateforme Talents, Eaux de Wallonie participe à la 6ᵉ édition de MyMachine. Le principe du projet est simple et stimulant :
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- les enfants du primaire imaginent une machine de leurs rêves
- les étudiants de l’enseignement supérieur en conçoivent un concept technique
- les élèves de l’enseignement technique ou professionnel réalisent le prototype
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Cette démarche développe des compétences essentielles chez les jeunes : créativité, collaboration, innovation, gestion de projet et résolution de problèmes.
L’implication du secteur de l’eau s’inscrit pleinement dans la volonté d’Eaux de Wallonie de promouvoir les métiers liés à l’eau et de sensibiliser les nouvelles générations aux enjeux technologiques et environnementaux du domaine.
Un partenariat qui fait sens
Le projet est initié et coordonné par Basse-Meuse Développement, asbl représentée par Marine Zandona, responsable de projets. Dès le lancement, Eaux de Wallonie s’est engagée en proposant une thématique commune : l’eau.
Une équipe projet représente le secteur de l’eau, accompagne les classes et répond aux questions des étudiants durant l’année. Qui fait partie de cette équipe ?
- Adrien Ninane (Chef de projet RH & Coordinateur Talent’eaux – SWDE)
- Fanny Merenne (Gestionnaire de projets – SPGE)
- Patrick Bertrand (Directeur Maintenance – SWDE)
- Henri Pecheur (Directeur Optimisation Maintenance – SWDE)
L’asbl Classes d’eau complète le dispositif en tant que partenaire pédagogique.
« Ce qui fait la force de MyMachine, c’est qu’on redonne enfin du sens aux apprentissages. Ici, les élèves ne bossent pas pour une note. Ils travaillent pour donner vie à l’idée réelle d’un enfant de notre école fondamentale (ARPE). Passer de l’imaginaire pur à un objet technique concret, ça change tout. Ça booste leur motivation et, au-delà de la technique, ça leur apprend à collaborer, à créer et à gérer un projet de A à Z. »
Frédéric Brouwers – Enseignant à l’Athénée Royal Princesse Elisabeth d’Aywaille
Place à l’imagination des enfants
La première étape a débuté à la rentrée scolaire 2025 à l’Athénée Royal Princesse Élisabeth avec une séance de création de dessins. Les enfants ont laissé libre cours à leur imagination pour proposer des idées d’une « machine » utile pour l’eau. Quatre étudiants Ingénieur industriel orientation électronique et système embarqués – Sébastien, Arthur, Ethan et Thibault – de la Haute Ecole de la Province de Liège (HEPL) les ont encadré et questionné pour aller le plus loin possible dans la génération d’idées : Comment l’eau circule-t-elle ? À quoi servirait la machine ? Quel problème résoudrait-elle ?
Cette étape a été marquée par un véritable échange intergénérationnel. Les plus jeunes ont fait preuve de spontanéité et de créativité, tandis que les plus grands se sont davantage axés sur la structuration du concept et sa faisabilité. Un moment ludique et inspirant, qui a permis de poser les bases du projet.
La conception : les étudiants au travail
À partir des dessins des enfants de primaire, les étudiants ont élaboré trois déclinaisons techniques. Ces propositions ont été présentées au « Jury 3×3 », composé notamment de représentants d’Eaux de Wallonie, de l’Institut Gramme et de la HEPL. Les présentations ont démontré la capacité des élèves à analyser, argumenter et faire évoluer leurs idées, montrant un réel engagement dans des enjeux technologiques et environnementaux. Le projet retenu est celui de Simon, qui a imaginé une maquette pour illustrer le cycle de l’eau potable.
« Nous trouvions que le projet était chouette et utile. Les enfants sont à l’origine de cette production, conçue pour aider d’autres enfants à comprendre le cycle de l’eau. Nous pourrions le réutiliser plus tard dans les Classes d’eau, par exemple. »
Fanny Mérenne – Gestionnaire de projets sectoriels pour Eaux de Wallonie
Après la sélection, les étudiants de la HEPL ont développé le concept, réfléchi aux aspects techniques et réalisé une première maquette. Ils ont travaillé plusieurs semaines dessus avant la présentation au « Work in Progress » au mois de décembre.
Immersion dans le secteur de l’eau
Pour renforcer le lien avec le terrain, les élèves électriciens en maintenance industrielle de l’Athénée Royal Princesse Élisabeth d’Aywaille et les étudiants de l’HEPL, ont visité le Polygone de l’Eau. Au sein de ce centre de compétence du Forem dédié aux métiers de l’eau en Wallonie, ils ont eu l’occasion de voir une démonstration de pompes centrifuges et de découvrir le réseau didactique de la SWDE.
« Il était essentiel pour nous de ne pas nous limiter à un rôle de sponsor. Nous voulions être pleinement acteurs du projet, en proposant des activités en lien avec notre secteur, afin de donner du sens à l’engagement des contributeurs impliqués dans le développement de la machine. »
Adrien Ninane – Coordinateur de Talent’Eaux
Christian Jetteur (technicien en fontainerie – SWDE), et Olivier Lenzen (formateur électromécanicien – FOREM) ont pu présenter aux jeunes la réalité concrète de la distribution de l’eau et la diversité des métiers.
Cette visite a mis en évidence la complexité technique cachée derrière un geste simple comme ouvrir un robinet ou encore l’importance de l’électrotechnique, de l’automatisation et de la maintenance industrielle dans le secteur. Pour les étudiants, la rencontre a permis d’ouvrir les portes sur des opportunités professionnelles, certains ayant déjà été approchés pour un futur emploi.
Et la maquette prit vie !
Fin décembre 2025, une étape symbolique du projet MyMachine a été franchie : la présentation officielle de la maquette lors du Work in Progress, organisé dans les locaux de l’Institut HELMo.
Ce moment a marqué la première apparition publique du travail réalisé par les étudiants de la HEPL. Les enfants ont alors découvert pour la première fois le prototype inspiré de leurs propres dessins. En entrant dans la salle, leurs regards se sont immédiatement illuminés : ils ont reconnu des éléments de leur imagination, réinterprétés et transformés en une structure tangible, articulée et déjà partiellement fonctionnelle.
Les étudiants ont pris le temps d’expliquer leur démarche : leur analyse des dessins, les choix techniques effectués, les différentes pistes testées et les défis à relever pour que l’idée prenne forme. Les enfants, très attentifs, n’ont pas hésité à poser des questions, à commenter ou même à proposer de nouvelles idées pour améliorer cette première version.
Ce moment d’échange, à la fois spontané et riche, a permis de renforcer le lien entre les différentes générations. Pour les petits, voir leur machine devenir une réalité concrète est une source de fierté immense. De l’autre côté, pour les étudiants, recevoir l’enthousiasme et les réactions authentiques des enfants constitue une motivation précieuse pour poursuivre le développement du prototype.
Grâce à cette présentation intermédiaire, les partenaires ont pu mesurer l’avancement du travail et s’assurer que les objectifs pédagogiques et techniques sont sur la bonne voie. Une étape forte en émotions, révélatrice de la créativité collective qui anime MyMachine.
« Pour les petits de primaire qui ont imaginé la machine, c’est magique. Ils voient que leurs idées sont prises au sérieux. De notre côté, le projet mobilise plusieurs savoirs-faire de l’Athénée : les Arts Plastiques pour la conception esthétique, les Electriciens Industriels pour le coeur du système et les Monteurs en sanitaire et chauffage pour toute la partie hydraulique. Ils deviennent de véritables concepteurs. Ils sont responsabilisés et fiers de porter un projet utile qui sort enfin des murs de la classe. »
Frédéric Brouwers – Enseignant à l’Athénée Royal Princesse Elisabeth d’Aywaille
Atelier créatif et collaboratif
En mars 2026, tous les participants — enfants du primaire, élèves du secondaire, étudiants du supérieur, enseignants et partenaires — se sont réunis pour un grand atelier collaboratif. Le rendez-vous tombait à un moment particulièrement symbolique : le mois de la Journée Mondiale de l’Eau, qui rappelle l’importance de cette ressource essentielle. Les participants ont mis en commun leurs idées et leurs compétences pour faire progresser la création de la machine.
Et ce n’est pas fini !
La seconde partie du projet mobilisera à nouveau Eaux de Wallonie à travers plusieurs animations destinées à plonger les jeunes au cœur du cycle de l’eau :
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- visite de la station de potabilisation d’Eupen de la SWDE pour les étudiants de l’HEPL, afin de découvrir les étapes qui permettent de transformer l’eau brute en eau potable
- visite de la station d’épuration d’Aywaille de l’AIDE pour les élèves de secondaire, l’occasion de comprendre comment l’eau usée est traitée avant de retourner au milieu naturel
- animations « Classes d’eau » pour les enfants de primaire, pour les sensibiliser de manière ludique et interactive aux enjeux de l’eau et à son usage responsable
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Ces activités complèteront parfaitement le travail réalisé autour de la machine et renforceront la compréhension globale du parcours de l’eau.
« L’eau est une thématique vitale et très actuelle. Elle est au cœur de nombreux enjeux technologiques et écologiques. Travailler sur ce sujet permet de sensibiliser les jeunes à des problématiques de société tout en intégrant des défis techniques passionnants. La collaboration avec les pros prend tout son sens. Ce dialogue avec les experts est d’une richesse incroyable. Ils apportent rigueur, tandis que nos sections insufflent leur créativité. On ne partage pas que des schémas, on construit une culture commune entre l’école et le monde professionnel. C’est une expérience humaine et territoriale qu’il faut absolument poursuivre. Si c’était à refaire ? Je signe tout de suite ! »
Frédéric Brouwers – Enseignant à l’Athénée Royal Princesse Elisabeth d’Aywaille
La machine finalisée sera présentée lors de l’exposition finale, un moment très attendu qui clôturera ce projet collaboratif…. rendez-vous en juin pour cette dernière étape !

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