Et si l’eau devenait un acteur clé de la transition énergétique ? Face à la volatilité des prix de l’électricité et aux enjeux de sécurité d’approvisionnement, le secteur de l’eau se mobilise. Aujourd’hui, il consomme près de 330 GWh par an, principalement sous forme d’électricité issue du réseau. D’ici 2050, cette consommation pourrait augmenter de 16 % à 33 %, pour atteindre entre 384 et 439 GWh. Cette hausse s’explique notamment par de nouvelles obligations réglementaires en matière d’assainissement et par l’accroissement de l’électrification des usages.
Des objectifs communs définis
La SPGE, la SWDE, la CILE, inBW et IDEA se sont associés pour établir la stratégie énergétique à mettre en place au profit du secteur. Les objectifs qu’ils sont parvenus à atteindre répondent tant aux besoins d’approvisionnement qu’aux objectifs environnementaux fixés par les cadres régionaux, fédéraux et européens en la matière, comme la décarbonisation de la consommation d’énergie.
« Ce plan stratégique tient la route parce qu’il a été établi par des équipes pluridisciplinaires dont la vision était commune et en accord avec les missions du secteur de l’eau. »
– Frédéric Boulenger – Coordinateur du projet
La stratégie actuelle vise à couvrir 92 % des besoins énergétiques du secteur. Elle a été présentée et validée par chaque conseil d’administration des opérateurs. Elle entend supprimer la dépendance aux énergies fossiles, telles que le gaz naturel et les hydrocarbures, pour s’ouvrir à de nouvelles sources plus diversifiées et renouvelables. Elle est monitorée et devra être régulièrement actualisée.
Des mesures concrètes et réalistes
Comment traduire ce plan stratégique en opérations concrètes ? Un plan d’actions a été établi pour atteindre ces objectifs. Il est composé de plusieurs axes :
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- Augmenter l’efficacité énergétique : Assurer le déploiement d’une comptabilité énergétique adéquate, mettre en place les actions résultants des audits énergétiques, etc.
- Opter pour des énergies plus durables : Remplacer les chaudières à gaz et à mazout en fin de vie par des pompes à chaleur, plus efficaces. Remplacer progressivement les véhicules thermiques par des véhicules électriques.
- Produire de l’énergie verte : Installer des actifs de production renouvelables tels que des panneaux solaires photovoltaïques et des éoliennes terrestres, ainsi que des actifs valorisant des déchets du secteur.
- Maximiser l’autoconsommation sur site : Installer les actifs là où l’utilisation d’énergie est la plus importante. Ajuster l’activité pour consommer un maximum l’énergie produite, en développant des capacités de stockage grâce à des batteries.
- Contribuer au réseau commun : Injecter le surplus d’énergie produit sur site via un partage d’énergie, afin de permettre aux acteurs du secteur de profiter d’énergie décarbonée, notamment dans un objectif commun de neutralité énergétique.
- Etablir des contrats verts : S’approvisionner en énergie à partir de Power Purchase Agreements (PPA) et des contrats verts.
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« Nous avons pu sortir de la théorie et rendre les objectifs concrets. Pour soutenir cette stratégie, nous avons pu mettre sur pied des solutions techniques tangibles et établir des budgets à hauteur de près d’un milliard d’euros à l’horizon 2050. »
– Frédéric Boulenger – Coordinateur du projet
Une communauté carbone
En plus de ces différents points, le secteur souhaite soutenir la politique régionale de décarbonation et a, dans ce cadre, envoyé à la région sa candidature pour la constitution d’une communauté carbone (ancien accord de branche).
Quelle est la prochaine étape ?
Le secteur de l’eau et Digit’Eaux vont démarrer la construction d’un socle commun. Ce socle consiste en un modèle d’architecture d’entreprise permettant la gestion de toutes les données nécessaires à la réalisation de ce plan industriel.
À travers cette stratégie, le secteur de l’eau ne se contente plus de gérer une ressource : il devient un acteur clé de la transition énergétique.
Envie d’en savoir plus sur le sujet ? Contactez frederic.boulenger@swde.be

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